Élections municipales 2014 à Landerneau

Tribune - TAFTA : Un « grand marché transatlantique » contre les peuples

- 05 décembre 2015 -


Tribune publiée dans le "Tambour de ville" du mois de décembre 2015

TAFTA : Un « grand marché transatlantique » contre les peuples

En juillet 2013, l'Union Européenne et les États-Unis ont entamé des négociations en vue de conclure un accord commercial bilatéral, le « TAFTA ». Ce projet est l'aboutissement de plusieurs années de lobbying des grands groupes industriels et financiers.

Au delà de la réduction des droits de douane (qui ont pourtant un rôle de régulation non négligeable) ce projet vise à fusionner les réglementations, pour démanteler ou affaiblir les normes qui limitent le profit des entreprises. Nos règles sociales, sanitaires et environnementales, très différentes de celles des États-Unis, sont ainsi menacées.

Ce projet prévoit également un mécanisme, très dangereux pour la démocratie, dit de « règlement des différends ». Celui-ci permettrait aux entreprises transnationales de porter plainte contre un État, ou une collectivité territoriale, dès lors qu'une loi ou qu'une réglementation fera entrave au commerce et à l'investissement !

Alors que l'opacité des négociations est totale, les citoyens se mobilisent et interpellent les élus. En Allemagne, l'opinion publique est très sensibilisée à ce projet, et cela influence la positon de leurs dirigeants. En France, la prise de conscience progresse aussi : en témoignent les centaines de municipalités, de départements et même de régions qui se déclarent « hors-TAFTA ».

Comme par le passé (mise en échec des accords AMI en 1998, ACTA en 2012...) c'est par la mobilisation du plus grand nombre que nous arriverons à stopper ce projet de soumission de nos sociétés aux intérêts marchands des multinationales.

S'informer : www.collectifstoptafta.org

Tribune - Climat : Penser global, agir local

- 20 septembre 2015 -


Tribune publiée dans le "Tambour de ville" du mois d'octobre 2015

Climat : Penser global, agir local

La conférence climat de Paris aura lieu dans quelques semaines. Cet événement majeur marquera peut-être l'Histoire si, pour la première fois, l'ensemble de la communauté internationale prend conscience que l'homme est sur le point de détruire son écosystème, et trouve un accord contraignant pour limiter le dérèglement climatique.

L'objectif recherché d'une limitation à 2°C de l'augmentation de la température moyenne sur Terre n'est pas une garantie que tout ira bien... mais simplement un repère, afin d'éviter que la machine climatique ne déraille complètement.
Pour tenter de respecter cet objectif symbolique, la France a dévoilé avant l'été sa stratégie « bas carbone ». La trajectoire visée est une réduction de 40 % de nos émissions de carbone en 2030. C'est extraordinairement ambitieux, mais c'est extraordinairement nécessaire.
Pour y parvenir il nous faudra par exemple reporter 20 % du transport de marchandises de la route vers le rail ou la navigation fluviale. De même, l'isolation thermique des habitations devra progresser fortement, et les nouveaux bâtiments seront à énergie positive. Les transports et l'habitat sont deux domaines sur lesquels les élus locaux ont d'importants leviers d'action. Il nous faut donc agir dessus au plus vite, bien plus vite qu'avec la démarche « Agenda21 » entreprise par la municipalité !

À l'échelle du Pays de Landerneau-Daoulas, un choix s'impose : Patrick Leclerc doit refermer le projet de nouvel axe routier au sud de Landerneau (Voie de Lanrinou, 15 millions €) et orienter ces financements vers le développement du rail et d'une offre moderne de transports en commun.