Élections municipales 2014 à Landerneau

Écologie, habitat, transport

Communiqué / CPIE de Gorré Ménez : amertume et responsabilités...

Rédigé par Frédéric LE SAOUT - 09 mai 2016 - aucun commentaire

Après plus de 30 ans au service de l'éducation à l'environnement, et après avoir encadré des milliers de jeunes (classes nature et colonies de vacances) sur son site de Loperhet surplombant l'Elorn, l'association CPIE de Gorré Ménez est mise en liquidation. Cette annonce est d'autant plus douloureuse qu'elle semble brutale. Pourtant les élus en fonction étaient au courant, et partagent d’ailleurs la responsabilité de cet échec.
Au-delà de la perte d'un outil pédagogique majeur, au-delà du projet d'intérêt général qui disparaît, c'est 14 employés qui se retrouvent sans travail. Les mauvaises statistiques du chômage n'avaient pas besoin de cela...

Les administrateurs et personnels de l'association s'expriment en des termes très clairs et dénoncent la passivité de la Communauté de communes et de son Président Patrick Leclerc. Surtout, ils précisent l'origine de la situation, et confirment que les problèmes rencontrés n'étaient pas structurels mais conjoncturels. Le chantier de rénovation du site, entrepris par la Communauté de communes, a mis à mal l'activité du CPIE. Les capacités d'accueil du site ont ainsi été divisée par deux pendant deux ans.
Dans ces conditions, et alors que les travaux prenaient du retard, pourquoi la CCPLD n'a pas répondu à la demande d'aide exceptionnelle de 30'000€ formulée par l'association ? Il s'agissait pourtant d'un soutien tout à fait réalisable en regard des finances de la collectivité...

Les propos de Patrick Leclerc en Conseil communautaire vendredi 29 avril sont choquants. En cherchant à noircir le tableau financier de l'association, il essaye de se détourner de ses responsabilités. Les réponses qu'il a tenté d'apporter sont irrespectueuses et trompeuses. Nous devons savoir si cette situation s'explique par une négligence dramatique ou par une intention délibérée d'écarter le CPIE du projet de "Maison de l'environnement".
Dans cette période économique si difficile, tout particulièrement pour le milieu associatif, ce fiasco pose plus largement la question de la politique associative de notre collectivité locale. La vision actuellement proposée voudrait réduire le tissu associatif aux activités sportives et festives : nous ne devons pas l'accepter.

Tribune - Climat : Penser global, agir local

Rédigé par Frédéric LE SAOUT - 20 septembre 2015 - aucun commentaire

Tribune publiée dans le "Tambour de ville" du mois d'octobre 2015

Climat : Penser global, agir local

La conférence climat de Paris aura lieu dans quelques semaines. Cet événement majeur marquera peut-être l'Histoire si, pour la première fois, l'ensemble de la communauté internationale prend conscience que l'homme est sur le point de détruire son écosystème, et trouve un accord contraignant pour limiter le dérèglement climatique.

L'objectif recherché d'une limitation à 2°C de l'augmentation de la température moyenne sur Terre n'est pas une garantie que tout ira bien... mais simplement un repère, afin d'éviter que la machine climatique ne déraille complètement.
Pour tenter de respecter cet objectif symbolique, la France a dévoilé avant l'été sa stratégie « bas carbone ». La trajectoire visée est une réduction de 40 % de nos émissions de carbone en 2030. C'est extraordinairement ambitieux, mais c'est extraordinairement nécessaire.
Pour y parvenir il nous faudra par exemple reporter 20 % du transport de marchandises de la route vers le rail ou la navigation fluviale. De même, l'isolation thermique des habitations devra progresser fortement, et les nouveaux bâtiments seront à énergie positive. Les transports et l'habitat sont deux domaines sur lesquels les élus locaux ont d'importants leviers d'action. Il nous faut donc agir dessus au plus vite, bien plus vite qu'avec la démarche « Agenda21 » entreprise par la municipalité !

À l'échelle du Pays de Landerneau-Daoulas, un choix s'impose : Patrick Leclerc doit refermer le projet de nouvel axe routier au sud de Landerneau (Voie de Lanrinou, 15 millions €) et orienter ces financements vers le développement du rail et d'une offre moderne de transports en commun.

Six idées fortes : Abandon de la rocade de Lanrinou

Rédigé par Frédéric LE SAOUT - 02 mars 2014 - 2 commentaires



Pourquoi ?
Ce grand projet inutile, enlisé depuis 13 ans, pose de nombreux problèmes :
  • Accroissement des inondations (24ha bitumés + 60ha de lotissements)
  • Destruction d'une dizaine d'espèces naturelles protégées
  • Expropriation d'agriculteurs
  • Encouragement du transport routier
Comment ?
Pour réduire le trafic des camions au centre-ville, nous développerons des itinéraires de contournement via des routes existantes (carte précise ci-dessous).
Cette alternative est très peu coûteuse et limite fortement l'impact l'écologique.

Combien ?
Une économie de plus de 10 millions € pour la collectivité !
L'opportunité de libérer des financements pour le développement des transports en commun sur toute la Communauté de communes.





Six idées fortes : des propositions concrètes et réalistes au service d'un projet tourné vers la proximité et les services au quotidien.

Appel à manifester contre l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

Rédigé par Frédéric LE SAOUT - 12 février 2014 - aucun commentaire



Communiqué

La démonstration n'est plus à faire : le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes est inutile, gaspilleur des deniers publics, dévoreur de terres agricoles, destructeur pour l'environnement. Pourtant, malgré les mobilisations massives contre ce projet, les pouvoirs publics et ses promoteurs envisagent le début des travaux pour les mois à venir.

Les associations opposées à ce projet appellent à manifester à Nantes le 22 février devant la préfecture à 13 heures. La liste « Dynamique d'avenir : écologie, citoyenneté, solidarité » invite les habitantes et habitants du Pays de Landerneau à participer à ce rassemblement qui s'oppose aux grands projets inutiles comme, plus près de nous, la voie de Lanrinou à Landerneau ou la centrale électrique à gaz de Landivisiau.

Les associations du nord Finistère organisent un départ groupé en car. Rendez-vous à l'aire de covoiturage de Daoulas à 9h15 (participation aux frais 20€, 10€ pour étudiants, lycéens, chômeurs). Contact : 02 98 85 12 30.


Michèle Borvon, Frédéric Le Saout

Inondations : il est temps de prendre des décisions ambitieuses !

Rédigé par Frédéric LE SAOUT - 08 février 2014 - aucun commentaire



Communiqué

Les inondations successives que vient de subir Landerneau appellent la réaction des élus, et futurs élus, Landernéens. L'émotion créée par les torrents de boue observés jeudi dernier [1] doit nous amener à prendre les décisions ambitieuses qui s'imposent.

Bien entendu, les coefficients de marées furent importants ces dernières semaines. Évidemment, les hauteurs de précipitations sont rarement aussi élevées que ces derniers jours. Mais ces situations exceptionnelles ne doivent pourtant pas masquer d'autres responsabilités : le phénomène d'étalement urbain, important sur le bassin versant de l'Elorn comme ailleurs, amplifie les conséquences de ces événements.
En effet, quand la ville s'étale, quand les champs sont remplacés par du bitume, quand les talus disparaissent, quand les zones humides sont détruites ... les sols ne peuvent plus jouer leur rôle d'éponge et l'eau dévale encore plus vite, les cours d'eau débordent largement.

Nous sommes nombreux à penser que la limite maximale de cet étalement urbain est atteinte. C'est pourquoi, à l'occasion des élections municipales, nous avons pris l'engagement d'un développement de la ville à périmètre constant. Dans son programme pour les élections, la liste "Dynamique d'avenir : écologie, citoyenneté, solidarité" prend ainsi plusieurs positions fortes : abandon du projet de la voie de Lanrinou au sud de la ville (et des lotissements qui vont avec), pas d'extension de la zone commerciale au nord de Landerneau.

Et de façon cohérente, nous proposons également les alternatives qui doivent être mises en place : moins de camions en centre-ville grâce à des itinéraires de contournement via des routes existantes, développement de l'activité commerciale et de l'habitat au centre-ville et non en périphérie.


Frédéric Le Saout, Denise Le Gac, Christophe Winckler

[1] : http://www.ouest-france.fr/la-video-landerneau-la-rue-du-pontic-est-devenue-riviere-1910927