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Communiqué / CPIE de Gorré Ménez : amertume et responsabilités...

- 09 mai 2016 -


Après plus de 30 ans au service de l'éducation à l'environnement, et après avoir encadré des milliers de jeunes (classes nature et colonies de vacances) sur son site de Loperhet surplombant l'Elorn, l'association CPIE de Gorré Ménez est mise en liquidation. Cette annonce est d'autant plus douloureuse qu'elle semble brutale. Pourtant les élus en fonction étaient au courant, et partagent d’ailleurs la responsabilité de cet échec.
Au-delà de la perte d'un outil pédagogique majeur, au-delà du projet d'intérêt général qui disparaît, c'est 14 employés qui se retrouvent sans travail. Les mauvaises statistiques du chômage n'avaient pas besoin de cela...

Les administrateurs et personnels de l'association s'expriment en des termes très clairs et dénoncent la passivité de la Communauté de communes et de son Président Patrick Leclerc. Surtout, ils précisent l'origine de la situation, et confirment que les problèmes rencontrés n'étaient pas structurels mais conjoncturels. Le chantier de rénovation du site, entrepris par la Communauté de communes, a mis à mal l'activité du CPIE. Les capacités d'accueil du site ont ainsi été divisée par deux pendant deux ans.
Dans ces conditions, et alors que les travaux prenaient du retard, pourquoi la CCPLD n'a pas répondu à la demande d'aide exceptionnelle de 30'000€ formulée par l'association ? Il s'agissait pourtant d'un soutien tout à fait réalisable en regard des finances de la collectivité...

Les propos de Patrick Leclerc en Conseil communautaire vendredi 29 avril sont choquants. En cherchant à noircir le tableau financier de l'association, il essaye de se détourner de ses responsabilités. Les réponses qu'il a tenté d'apporter sont irrespectueuses et trompeuses. Nous devons savoir si cette situation s'explique par une négligence dramatique ou par une intention délibérée d'écarter le CPIE du projet de "Maison de l'environnement".
Dans cette période économique si difficile, tout particulièrement pour le milieu associatif, ce fiasco pose plus largement la question de la politique associative de notre collectivité locale. La vision actuellement proposée voudrait réduire le tissu associatif aux activités sportives et festives : nous ne devons pas l'accepter.

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