Élections municipales 2014 à Landerneau

Parution du Bulletin 2016 de l'association

- 20 novembre 2016 -


Les 5000 exemplaires de l'année dernière n'avaient pas suffit, nous en avons donc tiré 6000 ! Ce bulletin est l'outil privilégié de l'association pour alimenter le débat politique local auprès du plus grand nombre.
Ce numéro 2 porte un nom : notre bulletin s’appellera désormais le Tam-Tam... à ne pas confondre avec le Tambour !

Vous pouvez également le télécharger et le lire en ligne... et même réagir ici si vous le souhaitez.



Au sommaire :
  • Actualité - Agenda 21
  • Dossier - Mobilité et transports, toujours au point mort
  • Landerneau - Commerces à vendre : suivez les pointillés…
  • Conseil municipal - Actif et constructif
  • Les pelouses de la Palud - Et si on y créait un parc ?

Tribune - La charité n'est pas la solidarité

- 10 novembre 2016 -


Tribune publiée dans le "Tambour de ville" du mois de décembre 2016

La charité n'est pas la solidarité

La presse locale nous rappelait encore récemment que les travaux de rénovation de la maternité de notre hôpital public était co-financés par la grande distribution locale. Des articles entiers ont été consacrés à cette opération, le supermarché étant même décrit comme « citoyen » du fait de ce « don »... Apparemment donner ne suffit pas, il faut surtout que ça se sache.

Je ne me réjouis pas de cette situation. En effet, si ces travaux à la maternité sont sans doute les bienvenus, leur financement par une entreprise privée souligne la mauvaise santé de deux outils majeurs de notre modèle social : l'impôt et la sécurité sociale.

Le 1er est sans cesse décrié alors qu'il est le principal moyen de redistribuer la richesse créée par l’action de tous. La 2nde n'est vue que comme un déficit qu'il faut supprimer alors qu'elle est un acquis social fondamental : elle a permis, au XX ème siècle, de passer de la charité ciblée des « bons maîtres » à la solidarité entre citoyens.

Pourquoi parler ici de l’impôt ? Parce que les « dons » des entreprises leur permettent de réaliser des réductions d’impôts massives, et nous privent donc de moyens de financement pour nos services publics et en particulier nos hôpitaux.

Cette substitution progressive de l'action publique (de santé ici, mais on pourrait aussi parler de la culture...) par des initiatives privées revient en fait à laisser les acteurs économiques dominants choisir ce qui est important ou non, en fonction de leurs intérêts…
Financés via l’impôt, ces choix seraient faits démocratiquement par nos élus, dans l’intérêt de tous.

Communiqué / CPIE de Gorré Ménez : amertume et responsabilités...

- 09 mai 2016 -


Après plus de 30 ans au service de l'éducation à l'environnement, et après avoir encadré des milliers de jeunes (classes nature et colonies de vacances) sur son site de Loperhet surplombant l'Elorn, l'association CPIE de Gorré Ménez est mise en liquidation. Cette annonce est d'autant plus douloureuse qu'elle semble brutale. Pourtant les élus en fonction étaient au courant, et partagent d’ailleurs la responsabilité de cet échec.
Au-delà de la perte d'un outil pédagogique majeur, au-delà du projet d'intérêt général qui disparaît, c'est 14 employés qui se retrouvent sans travail. Les mauvaises statistiques du chômage n'avaient pas besoin de cela...

Les administrateurs et personnels de l'association s'expriment en des termes très clairs et dénoncent la passivité de la Communauté de communes et de son Président Patrick Leclerc. Surtout, ils précisent l'origine de la situation, et confirment que les problèmes rencontrés n'étaient pas structurels mais conjoncturels. Le chantier de rénovation du site, entrepris par la Communauté de communes, a mis à mal l'activité du CPIE. Les capacités d'accueil du site ont ainsi été divisée par deux pendant deux ans.
Dans ces conditions, et alors que les travaux prenaient du retard, pourquoi la CCPLD n'a pas répondu à la demande d'aide exceptionnelle de 30'000€ formulée par l'association ? Il s'agissait pourtant d'un soutien tout à fait réalisable en regard des finances de la collectivité...

Les propos de Patrick Leclerc en Conseil communautaire vendredi 29 avril sont choquants. En cherchant à noircir le tableau financier de l'association, il essaye de se détourner de ses responsabilités. Les réponses qu'il a tenté d'apporter sont irrespectueuses et trompeuses. Nous devons savoir si cette situation s'explique par une négligence dramatique ou par une intention délibérée d'écarter le CPIE du projet de "Maison de l'environnement".
Dans cette période économique si difficile, tout particulièrement pour le milieu associatif, ce fiasco pose plus largement la question de la politique associative de notre collectivité locale. La vision actuellement proposée voudrait réduire le tissu associatif aux activités sportives et festives : nous ne devons pas l'accepter.

Tribune - La France déboussolée...

- 20 février 2016 -


Tribune publiée dans le "Tambour de ville" du mois de février 2016

La France déboussolée...

L'année 2015 aura été d'une terrible violence pour la société française et ses principes. Depuis la remise en question (par la terreur) de la liberté d'expression en janvier jusqu'à la remise en cause du droit du sol via la déchéance de nationalité en décembre, en passant par l'absence de solidarité à l'égard des réfugiés de guerre, ce sont précisément les fondements de la France, liberté, égalité, fraternité, qui ont été ébranlés.
À la crise sociale et économique est donc venue s'ajouter une crise profonde des valeurs. C'est un enchaînement que l’Histoire a déjà connu : quand la situation quotidienne du plus grand nombre se dégrade, le risque est grand du repli sur soi et des « solutions » faciles... un cercle vicieux peut vite s'installer entre violence, peur de l'autre, dérive sécuritaire, racisme…
Les derniers résultats électoraux sont malheureusement venus le souligner : dans un contexte où le débat politique se « droitise », le vote pour l'extrême droite se banalise...

Dans une période si turbulente, si dangereuse, nous devons tous cultiver le vivre-ensemble et refuser de remettre en question nos fondamentaux dans la peur ou dans l'urgence. La gauche attachée et fidèle à ces principes a une responsabilité supplémentaire, celle de se rassembler pour peser plus fort dans le débat public.
En 2016, un projet politique ambitieux doit enfin émerger en France, articulé autour de la liberté, de la justice et de la solidarité, fondé sur le respect de l'humain et de son environnement. C'est par la dynamique collective que nous redonneront espoir aux électeurs…
La participation de chacun à ce projet sera nécessaire !

Tribune - TAFTA : Un « grand marché transatlantique » contre les peuples

- 05 décembre 2015 -


Tribune publiée dans le "Tambour de ville" du mois de décembre 2015

TAFTA : Un « grand marché transatlantique » contre les peuples

En juillet 2013, l'Union Européenne et les États-Unis ont entamé des négociations en vue de conclure un accord commercial bilatéral, le « TAFTA ». Ce projet est l'aboutissement de plusieurs années de lobbying des grands groupes industriels et financiers.

Au delà de la réduction des droits de douane (qui ont pourtant un rôle de régulation non négligeable) ce projet vise à fusionner les réglementations, pour démanteler ou affaiblir les normes qui limitent le profit des entreprises. Nos règles sociales, sanitaires et environnementales, très différentes de celles des États-Unis, sont ainsi menacées.

Ce projet prévoit également un mécanisme, très dangereux pour la démocratie, dit de « règlement des différends ». Celui-ci permettrait aux entreprises transnationales de porter plainte contre un État, ou une collectivité territoriale, dès lors qu'une loi ou qu'une réglementation fera entrave au commerce et à l'investissement !

Alors que l'opacité des négociations est totale, les citoyens se mobilisent et interpellent les élus. En Allemagne, l'opinion publique est très sensibilisée à ce projet, et cela influence la positon de leurs dirigeants. En France, la prise de conscience progresse aussi : en témoignent les centaines de municipalités, de départements et même de régions qui se déclarent « hors-TAFTA ».

Comme par le passé (mise en échec des accords AMI en 1998, ACTA en 2012...) c'est par la mobilisation du plus grand nombre que nous arriverons à stopper ce projet de soumission de nos sociétés aux intérêts marchands des multinationales.

S'informer : www.collectifstoptafta.org